Noël approche, les vitrines et les maisons du
centre de Berlin sont décorées de mille et une lumières, guirlandes
et autres décorations plus magnifique les unes que les autres. Les
gens sortent des magasins les bras remplis de sac et de cadeaux, il
y aura encore des heureux cette année ! Je donnerai n’importe
quoi pour passer les fêtes avec une famille, cela fait tellement
que ce n’est pas arrivé… J’ai perdus famille et
amis en même temps, me retrouvant seul du jour au lendemain. Je
croyais pouvoir compté sur eux, et bien je me suis trompé.
C’est à cause d’eux si aujourd’hui je tremble,
assise sur un trottoir sous une couverture miteuse, me demandant si
le froid n’aura pas pitié de moi. Depuis que je vis ici, dans
la rue, un seul objet me suis partout, c’est une photographie
elle représente ma sœur jumelle, Justine, et moi dans un
grand jardin fleuris le sourire aux lèvres. Cette photo est la
dernière que l’on ai pus prendre de nous deux, elle date
d’il y a dix ans lors de notre septième anniversaire. Nous
étions vraiment proche mais nous avons été séparées peux après la
prise de la photo. Par moment j’ai l’impression de
ressentir comme elle, de percevoir son bonheur, je sais que cela
peut paraitre bizarre mais c’est comme ça.
-
Charlotte ?
- Oui bonhomme,
répondis-je au petit Rémi qui venait d’arriver
- J’ai froid…
se mit-il à sangloter
- Vient, met toi avec moi
sous la couverture »
Rémi se faufila
sous la couverture et se serra contre moi avant de me glisser un
« merci » au creux de l’oreille. Ce petit garçon
est adorable ! Il à, tout comme moi, été abandonné. C’est mon
petit ange qui, avec son caractère doux et sensible, me touche
beaucoup. Depuis notre rencontre, il y a deux ans, on ne se quitte
plus, se serrant les coudes à tout moment. Ce petit homme de douze
ans est mon rayon de soleil ambulant. Je le serrai dans mes bras et
commençai à lui chanter une chanson que j’avais entendu
sortant du baladeur d’une jeune fille qui regardait une
vitrine. Cette chanson était magnifique et me touchait beaucoup,
j’avais l’impression que les paroles était une partie
de moi…
Un jour comme les
autres
La rue devient une
tombe
Les traces se sont
effacées
Sans un avis de
recherche
La nuit est froide
Celui qui gèle est trop
faible
Personne n’iras les
compter
Personne ne les a vus
Seuls et perdus
Nés invisibles
Morts de froid au premier cri
Les enfants de l'oublie
Nom inconnu
Enfuis à l'infini
Bannis du monde
Les enfants de l'oubli
Une larme perla
de mes yeux et tomba sur la main du petit Rémi qui me regarda et me
souris faiblement pour me faire comprendre que l’on
s’en sortirais. J’aimerai y croire mais je n’y
arrive plus, tellement déçue par la vie. - Regarde toutes ses filles! Elles font quoi ? me
demanda Rémi intrigué
- J'en ai aucune idée..
Soudain, un
léger chatouillement me parcourus le ventre. Je me levai et
attrapai la main du petit Rémi en lui demandant de me suivre. Je ne
savais pas pourquoi mais il fallait que j'aille voir. Les
battements de mon cœur se mirent à accélérer... Nous
atteignîmes la foule contenant des centaines de filles qui
criaient, pleuraient ou poussaient. Mon cœur battait de plus
en plus vite, il fallait vraiment que j’atteigne le devant du
groupe, je le savais, mais les filles se serraient tellement que
c’était impossible. Je tournai la tête pour regarder le petit
Rémi quand j’aperçu, sortir du groupe de fille hystériques,
une silhouette qui ne mettait pas inconnue. Cela faisait peut être
10ans mais je la reconnue sans soucie -même si elle avait beaucoup
changée-. Elle était vêtue d’un jean slim noir, d’un
t-shirt vert et d’une veste noire; ses cheveux bruns étaient
dégradés et lui arrivaient aux épaules. Son visage rayonnait et un
piercing avait été joliment posé sur son arcade sourcilière gauche.
Je croyais rêver, moi qui pensait ne jamais la revoir. Les larmes
me montèrent aux yeux, je ne la quittait pas du regard.
J’attrapai la main du petit Rémi et l’entraina vers
elle. Sans un mot, je la serrai dans mes bras aussi fort que je le
pouvais. J’était faible à cause du froid et du manque de
nourriture, ma tête tourna et je me sentis tomber.
*
*
*
Je me réveillai
allonger sur un canapé dans un grand salon agréablement chauffée.
La pièce était très lumineuse, les murs blanc et le sol noir
donnait un côté chic à la pièce; le canapé où je me trouvais était
d’un rouge vif qui se raccordait au rideau et mettais de la
couleurs. Je m’assis, que faisais-je ici ? Qui m’avais
emmener dans cet endroit ? Où est Rémi ?
- Rémi ? Petit ange ? Où est tu
? Sanglotais-je
La porte de la pièce
s’ouvrit, laissant entrer un petit Rémi en pleine
forme.
- Je suis là, me
dit-il
- J’ai eu tellement
peur de t’avoir perdue ! Mais où sommes nous ?
- Chez Justine ! Elle est
super gentille et elle te ressemble beaucoup, c’est elle qui
t’as emmené jusque ici quand tu est tombé
!
Oui, je
m’en rappelais, alors ce n’était pas un rêve, je
l’avais belle et bien serrer dans mes bras !
- Où est elle ?
- Je suis là, me répondit
Justine entrant dans la pièce
- Tu.. Tu m’as
tellement manqué !
- Tu m’as manqué
énormément toi aussi, si tu savais comme c’était dur de vivre
sans toi, tout en sachant que ta santé n’était pas
super..
- Alors toi aussi, toi
aussi tu savais ce que je ressentais ?!
- Oui et cela m’as
causé beaucoup de peine..
- Mais maintenant nous
sommes de nouveau toute les deux ! Tu vis seule ?
- Non je vis avec maman et
David.
- David ?!
- Oui, c’est le
petit ami de maman, il est comme un père pour moi. Tu te souviens
de ce soir où Olivier (c’est le prénom de notre père)
t’as emmené avec lui; ce soir où tu as disparu ?
- Je n’ai pas
disparu ! Il m’a abandonné ! A-ban-do-né !! Dis-je
énervée
- Et bien.. Quand il est
revenus il nous à dit que, alors qu’il parlait soi-disant
avec un ami, tu avais disparus. Maman l’as cru et à voulu
appeler la police mais il lui en à empêché. Il à dit que tu
reviendrais et que, de toute manière, tu n’était bonne à
rien. Maman c’est alors mise à pleurer. La soirée c’est
mal terminé, et maman m’avais emmenée à l’hôtel avec
elle. Arrivé là-bas je lui ai dis tout se qu’il t’avait
fait.. Maman a plusieurs fois lancé des avis de recherche, mais
Olivier faisait en sorte qu’ils échoue je ne sais comment, tu
sais qu‘il connait beaucoup de gens..
Je ne dit rien,
ses mauvais souvenir me remontèrent à la tête. Alors comme ça tout
était la faute de mon père ?! A lui et à lui seul ? Je ne
comprend pas comment un être aussi ignoble puisse exister, il
m’as fait tellement de mal ! Justine s’assit à côté de
moi et me pris dans ses bras, me chuchotant que je leur avait
manqué. Puis tout en gardant le même ton elle me demanda ce que
j’avais fais ces dix dernières années. Je lui racontait tout,
comment certaine personne me donnait de l’argent ou à mangé,
quand il fallait que j’en cherche, la rencontre avec mon
petit Rémi il y a 2ans, quand je chantais avec lui pour gagner
quelques pièces.. Je sentis l’étreinte de Justine se
resserrer un peu plus. Quand je lui retourna la questions elle
parut gênée, peut être par ce qu’elle à la belle vie comparée
à moi ..
- Un an après avoir
déménager, maman à rencontrer David lors d’une interview.
Depuis ils ne se quittent plus. David est un homme adorable et
prend beaucoup soin de nous. Mais pour son travail il doit beaucoup
bouger, malheureusement nous ne pouvons pas tout le temps le
suivre. Mais cela arrive j'ai donc dût prendre des cours par
correspondance. J’ai joué dans des pubs ou des petits rôle
dans des films, je continu à faire des casting en espérant me faire
remarquer..
Je la regardais
les yeux écarquillés, elle réalisais son rêve, j’étais
tellement fière d’elle ! La sonnette de l’appartement
retentit, Justine grogna et se leva pour aller ouvrir.
J’entendit une vois de femme et quelques chuchotement,
quelques seconde plus tard la femme déboula dans la pièce où Rémi
et moi nous trouvions. Elle était grande et mince avec des yeux
gris et des cheveux bruns bouclés. En me voyant elle ralentit et me
dévisagea. Ses yeux commencèrent à briller et elle me fit un large
sourire avant de me prendre dans ses bras en répétant qu’elle
avait retrouvé sa fille. Maman n’avait pas beaucoup changé,
elle portait toujours des vêtements colorés, sentait le même parfum
rassurant et laissait ses cheveux détachés mais avait gagnée
quelques rides. Elle nous a eu jeune, nous n’avons que seize
ans d’écart. C’est peut être la raison pour laquelle
nous nous entendions si bien.. Après s’être remis de nos
émotions ma mère se mit à nous regarder -Rémi et moi- de haut en
bas.
- Justine ! Pourquoi n’as-tu pas proposé à
Charlotte et..
- Rémi madame, répondit le
petit garçon
- Rémi, ne m’appelle
pas madame s’il te plais, ça me vieillit, dit ma mère avant
de poursuivre, Pourquoi ne leur a tu pas proposé de prendre une
douche ?! Demanda Christine
- Je.. Je n’y ai pas
pensé, répondit Justine en baissant la tête
- Tu leur à proposer de
manger au moins ?!
- Oui, Rémi en tout cas,
Charlotte c’est réveillée il n’y a pas très
longtemps
- Bien, Alors Charlotte tu
iras à la cuisine avec Justine pour manger pendant que moi
j’emmènerai Rémi à la salle de bain.
L’appartement pris un air de fourmilière
avec, pour chef, Christine. Tandis qu’elle donnait serviette,
gel douche, shampoing et expliquait comment fonctionnait la douche
à Rémi, Justine commençait à me sortir gâteaux, brioche, confiture
et autre friandise en me disant de me servir à mon aise. Je
commençait par une grosse par de brioche, suivit d’une
dizaine de gâteaux et finit par un grand vert de jus
d’orange. Mon appétit fit rire Justine, je n’avais pas
mangé autant depuis bien longtemps !